Le rôle de l'arbitre

Article III

Nous avons besoin des Jeunes Arbitres.


Nous savons tous que l’arbitre est un élément clef dans la réussite de toute compétition mais il faut savoir que la population arbitrale vieillit … Pour pallier cette évolution logique et assurer une continuité et un transfert de compétences en douceur, il semble essentiel de recruter afin de rajeunir la moyenne d’âge du corps arbitral. Il faut inciter les jeunes à s'engager dans la voie de l'arbitrage le plus tôt possible, pour assurer le renouvellement des arbitres et cela dans toutes les disciplines,
Nous devons constituer une pépinière d'arbitres pour pouvoir susciter des vocations au niveau national et international (la limite d'âge et les conditions pour devenir Arbitre International impliquent une formation précoce).
Une fois pour toute il faut le dire, le « jeune arbitre » n’est pas un arbitre « au rabais ». Le « jeune arbitre » apporte les mêmes avantages à son club qu’un arbitre fédéral adulte, son cursus en tant que candidat (dès 14 ans), réalisé avec les mêmes formateurs agréés, se déroule avec le même sérieux.

dsc_0565-arbitre.jpg


Le "Jeune Arbitre" peut arbitrer (et être responsable) des concours jeunes. Il peut arbitrer des concours adultes jusqu'au niveau du Championnat Départemental.
Parmi ses responsabilités :
− Il est "Arbitre Assistant" dans toutes les disciplines.
− Il peut juger les cordons.
− Il peut diriger le tir et gérer les feux ou chronométrer les temps de tir.
Et dans son option, il peut en plus :
− Gérer les incidents de tir ;
− Prendre les sanctions prévues au règlement en cas d'infraction ;
− Mais il ne peut pas être responsable d'un concours « adultes ».
Alors, Présidents de clubs, Arbitres, n’hésitez-pas dans vos clubs lors des entraînements ou sur les concours (quand il n’y a pas de confinement…) à faire connaître la mission d'arbitrage aux jeunes et à les inciter à s’investir dans cette mission. Nous avons logiquement besoin de jeunes arbitres.


JL Roudier Arbitre national, membre CNA

Article II

Un arbitre pour un club.

Vous serez d’accord avec moi pour dire que l’arbitre est un élément nécessaire à la vie d’un club. En effet un club doit compter au moins un « arbitre actif » parmi ses licenciés pour prétendre organiser une compétition inscrite au calendrier fédéral. Et pour acquérir ce statut d’«actif» l’arbitre doit satisfaire quant à lui aux critères suivants :
- Avoir une Licence en cours prise avant le 15 octobre de l'année sportive,
- Avoir suivi une formation continue dans les 14 mois suivant la dernière formation (initiale ou continue).
- Avoir effectué 2 arbitrages dans l'année sportive précédente. Il faut savoir qu’un « jeune arbitre » procure les mêmes avantages à son club s’il satisfait, lui aussi, à ces mêmes exigences. N’oublions pas toutefois que la FFTA, exceptionnellement et à titre d’encouragement, permet qu’un club nouvellement créé puisse organiser des compétitions fédérales durant deux saisons sportives consécutives, même sans arbitre licencié dans ses rangs. Ces deux saisons seront judicieusement mises à profit pour une formation d’arbitre en local, voire un « recrutement » ...Enfin ce rappel du règlement, l'Arbitre Fédéral peut participer à l’arbitrage de toutes les compétitions inscrites au calendrier officiel de la FFTA, en dehors de son option, jusqu’au Championnat Départemental. Il pourra exécuter uniquement les tâches suivantes :

  • chronométrage
  • Jugement des cordons
  • Directeur des tirs

arbitre_1.jpgarbitre_2.jpg

Un arbitre peut être Président de la Commission des Arbitres d'une compétition (sauf lors d’une compétition organisée par son club), jusqu’au niveau régional, dans son (ses) option(s).

Nous savions, et les règlements fédéraux le démontrent bien, l’action indispensable de l’arbitre en compétition mais il est également important de rappeler sa fonction et sa contribution à la vie du club.

JL Roudier Arbitre national, membre CNA

crédit photo :Catherine Hillairet

Article I

L’arbitre et le règlement

« Je jure, sur l'honneur, d'appliquer et de faire appliquer exactement et loyalement les règlements établis par la FFTA, dans toutes les épreuves sportives auxquelles je prendrai part ou pour lesquelles je serai désigné comme arbitre (…) » Tels sont les premiers mots du serment de l’arbitre.
Quel archer n’a pas critiqué, au moins une fois sur une compétition, une décision d’arbitre ou un bout de règlement jugé inadapté ! Et de reporter ce jugement sur le dos des arbitres en général ou de la CNA en particulier ?
Mais rappelons-nous que ce ne sont pas les arbitres qui « font » les règlements, pas plus d’ailleurs que la CNA. Ce sont les Commissions Sportives qui ont la charge d’établir cette règlementation pour leur option et au besoin de la faire évoluer. Certes la CNA peut émettre des idées, voire des propositions mais elle n’a aucun pouvoir décisionnaire. La validation intervient sur propositions des commissions lors de réunions de Comité Directeur.
Soyons objectifs, le rôle de l’arbitre n’est pas toujours aussi simple qu’il y parait… Et il est parfois très difficile de garantir qu’une décision sera totalement adaptée.

dsc_0564_-_1_-_copie_2.jpg

L’arbitre doit prendre du recul pour mieux analyser la situation et aller à l’essentiel… Et tout d’abord, définir quelle est la nature du problème ?
• Conduit-il à avantager ou désavantager un tireur, au détriment ou au bénéfice d’un autre… ?
• La décision conduira-t-elle ou non à une sanction ?
• La décision est-elle équitable ?
• Y a-t-il eu faute en connaissance de cause ou due à l’ignorance de la réglementation ?
• Existe-t-il plusieurs règles traitant du même sujet ? Y a-t-il ambiguïté ?
• En cas d’incertitude, peut-on accorder le bénéfice du doute ? Oui c’est préférable…
La tâche est ardue mais l’arbitre reste cependant le garant du bon déroulement d’une compétition. Merci de le respecter.


JL Roudier Arbitre National, membre CNA